L’ACPPU, la collégialité et la gouvernance partagée

12 novembre 2018

Pour l’ACPPU, la collégialité est « la participation du personnel académique aux structures de gestion au sein de l’établissement».

Selon l’ACPPU, la collégialité doit favoriser l’expression d’une diversité de vues et d’opinions; protéger les participants de telle manière qu’aucun d’entre eux ne bénéficie d’un avantage décisionnel indu (déséquilibre de pouvoir); et assurer une véritable participation de tous et toutes aux décisions sur les orientations de l’université. 

« Pour que nos établissements d’enseignement post- secondaire tiennent parole en offrant une éducation de qualité et en menant des recherches de haut niveau, les professeurs — qui sont les personnes les plus qualifiées pour parler de ces questions — doivent être au centre de la prise de décisions académiques », soutient le directeur général de l’ACPPU, David Robinson.

Regarder la vidéo de l’ACPPU sur l’importance de la gouvernance collégiale.

« Les universités deviennent si grandes, si complexes et si dépendantes des fonds publics que les savants ne peuvent plus déterminer ni influencer leurs propres politiques, qu’une nouvelle catégorie montante d’administrateurs est en voie d’assumer le contrôle et que le gouffre d’incompréhension et de mépris s’élargit de plus en plus entre le personnel universitaire et le personnel administratif et porte gravement atteinte au fonctionnement de ces deux entités. »

Cette conclusion date de 1966 ! Elle est tirée du rapport de la Commission Duff-Berdahl et malgré que plus de cinquante années se soient écoulées, elle est toujours d’actualité. Nous avons pu le constater encore une fois lors de la tentative de refonte unilatérale de la Charte par l’administration de l’Université de Montréal. À l’instar de la FQPPU, l’ACPPU était à nos côtés l’an dernier jusqu’en Commission parlementaire.

L'ACPPU continue de faire de la défense de la collégialité universitaire l’un des piliers de son action politique à travers le pays. D’ailleurs, la situation à l’Université de Montréal et la dérive vers des structures importées de l’entreprise privée constatée partout au Canada a amené l’ACPPU à réaliser une étude sur l’état de la collégialité au Canada.

Après un examen des politiques, des codes de conduite, des règlements administratifs et des lois régissant les conseils d’administration dans trente et une universités canadiennes, l’ACPPU conclut que la tendance actuelle va à l’encontre de la riche tradition de la gouvernance collégiale au Canada. Pour restaurer ce mode de gouvernance, il faut redonner au personnel académique et aux professeur-e-s leur juste place dans l’institution et supprimer l’approche entrepreneuriale.

L’ACPPU a lancé une campagne pour soutenir et promouvoir la gouvernance collégiale à travers le pays et pour mobiliser ses membres.

Pour l’ACPPU, la défense de la gouvernance collégiale est tellement primordiale qu’elle n’hésite pas à intervenir, même dans des dossiers qui ne touchent pas directement ses membres. C’est pour cela que l’ACPPU est venue appuyer le SGPUM contre les changements à la gouvernance de l’Université de Montréal et aux atteintes à la collégialité universitaire ces dernirères années (Charte, Lock-out des cliniciens). L’ACPPU mène de telles actions partout au pays. On consultera à titre d’exemple le rapport d’enquête de l’ACPPU de 2016 auprès de l’université Laurentienne quant aux allégations d’atteintes à la liberté universitaire et aux principes de la gouvernance collégiale.

Pour défendre la collégialité, pour raviver la gouvernance partagée de nos institutions, pour y travailler en solidarité avec 70 000 autres membres, devenons membres de l’ACPPU !

Regarder la vidéo de l’ACPPU sur l’importance de la gouvernance collégiale.

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