Le Frère Marie-Victorin, véritable fondateur du SGPUM ?

08 décembre 2016

Un bulletin de la Société historique de Montréal publie une entrevue de l’historien Robert Comeau avec le professeur Yves Gingras, historien et sociologue des sciences (UQAM), au sujet du Frère Marie-Victorin et de l’histoire des sciences.

Au cours de cet entretien du 6 décembre 2016, Yves Gingras soutient que : "Marie-Victorin a toute une équipe autour de lui, il a été le porte-parole, au sens sociologique du terme, de la communauté scientifique, on peut même dire de lui, qu'il est au fond, le véritable fondateur, et cela va surprendre,  du Syndicat des professeurs de l'Université de Montréal" (...) notamment parce que "les professeurs lui ont demandé de les représenter à Québec auprès de Duplessis."

Yves Gingras rappelle que dans la correspondance du Frère Marie-Victorin, on trouve une lettre où ce dernier explique que "les professeurs ne font plus confiance à leur direction et m'ont demandé à moi d'aller à Québec".

Yves Gingras précise alors que "durant la crise des années 1930, les professeurs de l'Université de Montréal n'étaient plus payés" et que le Frère Marie-Victorin avait été mandaté par les professeurs pour "aller à Québec chercher leur paie". Yves Gingras poursuit : "Marie-Victorin les a défendus en alléguant que c'était scandaleux et qu'il fallait défendre le travail le plus important de la société québécoise." "Pendant toute la période, Marie-Victorin était l'intellectuel le plus important du Québec, à côté de Lionel-Groulx" affirme le professeur Yves Gingras.

À écouter sur les ondes de Radio VM, à partir du site de la Société historique de Montréal, édition du 6 décembre 2016.



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